D’après une information du Parisien en date du 10 octobre, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a condamné la société Comme j’aime dans le cadre de son fameux programme minceur.

Selon l’ordonnance rendue mardi, l’entreprise a été condamnée au motif de « pratique commerciale trompeuse ».

Ainsi, le tribunal a condamné la société fondée par Bernard Canetti à ne plus utiliser « dans l’ensemble de ses supports publicitaires (presse, télévision, Internet), y compris les témoignages, la mention d’une semaine gratuite ».

Cependant, Comme j’aime bénéficie d’un délai d’un mois pour se conformer à l’ordonnance, sous peine d’une « astreinte provisoire de 500 euros par infraction constatée ».

Toutefois, l’entreprise a été condamnée à une amende d’un montant de 10 000 euros au titre de « l’atteinte portée à l’intérêt collectif des consommateurs ».

L’éventualité d’un appel ne suspendrait pas cette décision.

En mai dernier, l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV) avait saisi le TGI de la capitale sur la question de la « semaine gratuite » promise dans toutes les réclames de l’enseigne.

Le délégué général de l’association, François Carlier, a expliqué : « nous avons décidé d’attaquer car la notion de gratuité est très encadrée. Pour que ce soit gratuit, il ne faut rien payer, qu’il n’y ait pas de transfert d’argent du consommateur vers le professionnel. Or, dans le cas de Comme j’aime, il ne s’agit pas d’une semaine gratuite mais plutôt du principe du satisfait ou remboursé. Ce n’est pas du tout la même chose. C’était donc une pratique commerciale trompeuse ».

De son côté, Bernard Canetti a annoncé : « si la cour considère que le fait d’utiliser le mot gratuit est maladroit, on va changer le terme », avant de rajouter « personne ne nous empêche de faire une semaine gratuite. On nous demande juste de ne pas le décrire ainsi. Si on dit par exemple – et c’est un exemple car nous n’avons pas eu le temps d’y réfléchir encore – quatre semaines pour le prix de trois, il n’y a pas de souci. Ça ne change rien pour le client au final ni pour nous ».

Il s’agit tout de même d’une victoire en demi-teinte pour la CLCV, déboutée sur les autres points, entres autres ceux concernant les « allégations de poids ».

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