Mardi 4 juin, Interpol a lancé un appel international pour appréhender sept fugitifs accusés de crime d’écocide.

Ces individus sont poursuivis pour trafic illégal de trophées de chasse, commerce d’espèces protégées, exploitation forestière illégale et trafic d’ivoire.

Cette traque a d’autant plus d’importance que ces types de réseaux sont liés au terrorisme, au trafic de drogue et au trafic d’humain.

Ces différentes activités criminelles se financent entre eux afin de prospérer et de s’étendre à des échelles toujours plus importantes.

D’ailleurs, Interpol estime le montant de ces trafics entre 100 et 250 milliards d’euros par an.

Le directeur exécutif et numéro deux de l’agence internationale, Tim Morris, s’est exprimé en ces termes à l’Agence France-Presse (AFP) : « Interpol en appelle à la communauté mondiale : ces individus doivent habiter quelque part, ils doivent voyager, se déplacer, socialiser. Quelqu’un sait où ils se trouvent et nous demandons au public de nous aider à les traduire en justice ».

À l’heure actuelle, les autorités françaises n’ont pas reconnu le crime d’écocide dans le code pénal, malgré une proposition socialiste en mai dernier.

Pour autant les poursuites sont possibles car ce délit est condamnable par la Cour pénale internationale (CPI).

Ce crime est considéré comme crime contre l’humanité.

Etant une organisation qui dépasse les frontières, avec cent-quatre-vingt-douze pays membres, Interpole répond à la législation de la CPI, permettant la qualification de “crime d’écocide”.

En 2014, Interpol avait déjà alerté les douanes malgaches, ce qui avait permis de saisir 420 tonnes de bois de rose et ralentir ce commerce illégal et destructeur pour l’environnement.

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