Mardi 12 juin, les juges d’instruction ont ordonné le renvoi en correctionnelle de France Télécom et de sept anciens dirigeants après une vague de suicides au sein de l’entreprise en 2008 et 2009.

Selon l’ordonnance des juges, l’ancien numéro un de l’entreprise en question, Didier Lombard, ainsi que six anciens cadres ont été renvoyés face au tribunal correctionnel de Paris, suivant les réquisitions du parquet, pour avoir « déstabiliser les salariés ».

France Télécom, devenu Orange, est poursuivi au motif de « harcèlement moral » aux côtés M. Lombard, Louis-Pierre Wenes, l’ancien numéro deux, et Olivier Barberot, anciennement responsable des ressources humaines.

Quatre autres individus sont mis en cause pour « complicité », malgré « l’absence de lien hiérarchique avec certains ».

Dans l’ordonnance des juges, qui fait tout de même près de 700 pages, il est question de « politique d’entreprise visant à déstabiliser les salariés », « à créer un climat professionnel anxiogène » par des « incitations répétées au départ », des tâches « dévalorisantes », d’ « isolement » ou encore des mobilités « forcées ».

À cette période, le plan de réorganisation « NEXT », qui avait été perçu comme un plan social par les employés, devait permettre la privatisation de France Télécom.

En octobre 2016, M. Lombard avait mis le feu aux poudres en déclarant « en 2007, je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte ».

Après le dépôt de la première plainte en juillet 2009 par le syndicat SUD-PTT, une enquête est ouverte sur le rapport entre salariés et la direction de France Télécom.

Les investigations portaient sur trente-neuf employés, parmi lesquels dix-neuf se sont suicidés et une douzaine avait tenté de le faire.

Le syndicat CFE-CGC a commenté cette ordonnance « il appartient désormais à la justice de se prononcer sur leur responsabilité ».

SOURCE

RÉPONDRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.