Mardi 18 septembre, l’Audience nationale d’Espagne a une nouvelle fois refusé l’extradition du lanceur d’alerte Hervé Falciani vers la Suisse.

Les autorités du pays alpin avaient tenté de faire valoir cette demande d’extradition pour « espionnage économique aggravé ».

Seulement, la justice de la péninsule ibérique a refusé cette extradition car l’« espionnage économique aggravé » n’est pas inscrit dans la loi espagnole, selon les explications de l’Audience nationale.

Il s’agit donc de la seconde requête suisse rejetée par l’Espagne, un premier refus concernant l’extradition d’Hervé Falciani avait été signifié en 2013.

Le 4 avril, le lanceur d’alerte avait été arrêté par la police espagnole à Madrid alors que ce dernier s’apprêtait à effectuer une conférence dans une université madrilène.

L’homme âgé de 46 ans avait été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

La Suisse avait lancé un mandat d’arrêt international à l’encontre d’Hervé Falciani le 19 mars suite à sa condamnation par contumace en 2015 à une peine de cinq ans de prison pour espionnage économique aggravé, soustraction de données, violation du secret bancaire et violation du secret commercial.

Hervé Falciani avait arrêté de travailler comme informaticien pour l’établissement bancaire HSBC en 2008. Cependant, il avait conservé des documents confidentiels qu’il a par la suite diffusé : les fameux « Swissleak ».

Avec cette liste, la « liste Falciani », plusieurs pays ont entamé des procédures en justice à l’encontre de la banque HSBC Private Bank Suisse SA.

En 2009, cette liste avait permis d’identifier 79 000 personnes, de 180 nationalités différentes, qui possédaient 127 000 comptes bancaires suspects.

En novembre 2014, la banque suisse a été mise en examen par l’État français pour avoir permis aux clients français de soustraire plus de 1,6 milliard d’euros à l’administration fiscale.

Un accord a finalement permis à HSBC Private Bank Suisse SA d’éviter les tribunaux français, moyennant le versement d’un montant de 300 millions d’euros à l’État.

La révélation de ces fichiers a également permis à la Belgique, l’Argentine, l’Autriche et l’Espagne d’ouvrir des enquêtes sur ce dossier.

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