D’après une information du Monde en date du 23 janvier, le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire qui concerne le projet du Grand Paris Express.

Cette enquête fait suite à un signalement de la Cour des comptes, qui fait part de soupçons de favoritisme ainsi que de dérapages financiers, selon une source judiciaire.

Déjà en Janvier 2018, la Cour des comptes avait rendu public un rapport accablant sur le financement du métro du futur autour de Paris, par la société gestionnaire du projet : la Société du Grand Paris (SGP).

Dans son rapport, la Cour des comptes avait dénoncé les dépassements du budget pour le Grand Paris Express, prévu initialement à hauteur de 19 milliards d’euros en 2010, à 22,63 milliards d’euros en 2013, mais dont le coût est désormais estimé à 38,48 milliards d’euros, montant qui inclue les « contributions financières » de la SGP à d’autres projets de transport en Ile-de-France.

Selon le rapport de la Cour des comptes, « les coûts prévisionnels (…) n’ont cessé de dériver », avant de rajouter : « Ponctuellement, la Cour a identifié des marchés pour lesquels les procédures et les grands principes de mise en concurrence n’avaient pas été respectés ».

En juin 2018, Anticor, l’association de lutte contre la corruption, avait saisi la justice mais la demande d’ouverture d’une enquête avait été déboutée, à défaut d’« éventuels éléments complémentaires ».

Jean-Christophe Picard, le président d’Anticor, a déclaré à l’Agence France-Presse : « nous sommes très satisfaits que cette enquête soit ouverte sur cette affaire hors-norme qui porte sur un budget total de plus de 38 milliards d’euros, dont treize milliards d’euros de dérapages et avec 164 marchés publics passés sans aucune mise en concurrence ».

SOURCE

RÉPONDRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.