Mardi 7 mai, le tribunal correctionnel de Rennes (Ille-et-Vilaine) a condamné la Société laitière de Bretagne, une filiale du groupe Lactalis, dans le cadre d’une affaire de pollution d’une rivière en Bretagne.

En 2017, un incident survenu dans la station d’épuration du site avait entrainé des rejets de lactose dans la rivière la Seiche.

Sur près de dix kilomètres, des milliers d’animaux avaient été retrouvés morts dans cet affluent de la Vilaine.

Suite aux plaintes déposées par sept associations de défense de l’environnement, le groupe Lactalis a été condamné au motif de « grave pollution piscicole ».

Le tribunal a déclaré la firme « entièrement responsable du préjudice », et s’est rendue coupable de « faute de négligence ».

Plus de 70 000 euros d’indemnités devront être versées aux associations qui s’étaient portées partie civile.

Le tribunal a également condamné le groupe Lactalis à payer une amende d’un montant de 250 000 euros.

Les juges ont expliqué que « la pollution de la Seiche était la conséquence directe de l’inaction de la Société laitière », « les responsables et employés avaient été informés des deux incidents techniques ayant entrainés des rejets de matières organiques venant de la station d’épuration ».

La décision de justice fait part de la « responsabilité » du groupe Lactalis, qui n’a « pris aucune mesure ».

Jérémy Grandière, le président de la Fédération de pêche d’Ille-et-Vilaine, partie civile dans ce procès, s’est déclaré « ravi » de cette décision, qui démontre « comment fonctionne le groupe Lactalis ».

Dans ce dossier, le géant de laitier devra encore faire face à la justice concernant le préjudice écologique de cette pollution.

Ce volet du procès a été renvoyé au 10 janvier 2020.

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