Vendredi 15 mars, le tribunal de Tokyo a condamné le Français Mark Karpelès à une peine de deux ans et demi de prison avec sursis dans le cadre d’une affaire de malversations.

La justice japonaise accusait l’entrepreneur de 33 ans d’avoir détourné des fonds « dans le but de couvrir des frais personnels, avec manquement aux obligations découlant de sa charge ».

Le dirigeant de la plateforme d’échange de bitcoins MtGox, déclaré en faillite en 2014, était poursuivi pour abus de confiance aggravé et manipulation de données informatiques.

Mark Karpelès avait plaidé non-coupable.

Le tribunal, qui l’a acquitté du chef d’accusation de détournement de fonds, s’est montré beaucoup plus clément que le procureur, qui avait requis une peine de dix années de prison ferme à son encontre.

Début 2014, 800 000 bitcoins, pour une valeur de 400 millions d’euros à l’époque, avait disparu sans laisser de trace de la plus importante place de transfert de crypto-monnaie mondiale.

Relayée dans la presse aux quatre coins du monde, ce dossier avait fortement secoué le marché émergeant de la crypto-monnaie.

La plateforme de transfert de bitcoins avait été la cible d’une attaque informatique, d’après Mark Karpelès.

Des investigations dirigées à l’étranger pourraient confirmer cette version.

Cependant, des malversations mettaient en cause le patron de MtGox.

Après, après celle du Japon, c’est à la justice des États-Unis que le Français devra rendre des comptes.

En effet, un juge américain a validé une plainte sous forme de class-action déposée par d’anciens « clients » de la plateforme dirigée par Mark Karpelès.

Les 800 000 bitcoins, quant à eux, n’ont toujours pas été retrouvés.

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