Vendredi 15 juin, la cour fédérale du District of Columbia a révoqué la mesure de libération sous caution de Paul Manafort, le directeur de campagne de Donald Trump pour l’élection présidentielle de 2016.

Amy Berman Jackson, la juge fédérale, a ordonné son placement en détention provisoire dans le cadre de l’enquête sur une éventuelle ingérence russe pendant la campagne américaine de 2016.

Robert Mueller, le procureur spécial en charge de mener les investigations, accuse l’homme de 69 ans de subordination de témoin, sur lesquels il aurait fait pression.

Poursuivi aux côtés de Konstantin Kilimnik, qui serait lié aux services de renseignement militaire de Russie, Paul Manafort a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés.

Cependant, la juge fédérale a suivi les recommandations de Robert Mueller, qui préconisait cette incarcération afin d’éviter qu’il ne tente d’influencer des témoins concernés par son affaire.

Amy Berman Jackson a déploré que Paul Manafort ait traité cette affaire judiciaire comme un « exercice de marketting », expliquant sa décision « je ne peux pas faire la sourde oreille face à ces accusations ».

L’ancien homme fort de Donald Trump pendant sa campagne présidentielle victorieuse est le premier individu placé en détention par le procureur Robert Mueller, la bête noire du président américain.

Paul Manafort a deux affaires en cours actuellement. Il est poursuivi par la cour fédérale de Columbia pour blanchiment d’argent et conspiration contre les États-Unis, mais aussi par le tribunal fédéral d’Alexandria pour fraude bancaire et fiscale.

Malgré sa forte implication présumée dans cette affaire d’ingérence supposée, le consultant politique n’est accusé directement de collusion avec le Kremlin.

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