Jeudi 7 février, le Parquet national financier (PNF) a annoncé à l’Agence France-Presse (AFP) l’ouverture d’une enquête sur un contrat passé entre la société de Vincent Crase et Iskander Makhmudov, un oligarque russe.

Vincent Crase était un proche collaborateur du président Emmanuel Macron mêlé à l’affaire Benalla.

Le motif de ce nouveau volet d’enquête est « corruption », d’après Madiapart, qui a révélé récemment des enregistrements d’Alexandre Benalla qui évoque le contrat en question.

Toutefois, le PNF n’a pas donné d’information quant au motif de l’enquête.

Ce contrat a été signé en juin par la société de Mr Crase, Mars, et l’oligarque proche de Vladimir Poutine, par l’intermédiaire d’une autre société, Velours, qui employait Alexandre Benalla.

Pour un montant de 294 000 euros, ce contrat « prévoyait la protection des biens immobiliers en France de l’homme d’affaire, et de sa famille à Monaco », selon Mediapart.

Alors qu’il est lui aussi mis en examen suite aux violences du 1ermai sur le « couple de la Contrescarpe », Vincent Crase a déclaré face au Sénat qu’il n’avait travaillé pour Iskander Makhmoudov qu’après son départ de l’Élysée, et sans l’intervention de son ami Alexandre Benalla.

Ce dernier avait aussi affirmé devant le Sénat n’avoir pris part aux négociations et à la signature de ce contrat.

Fin janvier, la diffusion de ces enregistrements a donné lieu à l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris pour « détention illicite d’appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interception de télécommunications ou de conversations » et « atteinte à l’intimité de la vie privée ».

Des policiers et des magistrats se sont présentés lundi 4 février pour procéder à la perquisition des bureaux de Mediapart, mais la rédaction s’est opposée à l’opération, comme le prévoit la loi.

Edwy Plenel, le cofondateur du site d’information, a dénoncé une affaire politique, ordonnée « par le nouveau procureur de la République de Paris ».

Mis à mal par ce nouveau volet de l’embarrassante affaire Benalla, Matignon a déclaré : « il s’agit simplement de partager en toute transparence avec la justice des éléments de réponse transmis à la presse et qui sont susceptibles de concerner une affaire en cours ».

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