Dans la soirée du mardi 2 juillet, Carola Rackete, la capitaine du Sea-Watch 3, a été libérée par la justice italienne.
Depuis samedi dernier, la femme de 31 ans était aux arrêts domiciliaires pour avoir débarqué à Lampedusa sans autorisation, avec à bord environ quarante migrants.
Pour Alessandra Vella, la juge en charge des enquêtes préliminaires auprès du tribunal sicilien d’Agrigente, Carola Rackete a agi selon le droit de la mer.
Après plus de deux semaines en mer, le navire de l’organisation non-gouvernementale (ONG) Sea-Watch avait accosté en force dans le port italien.
La capitaine de nationalité allemande avait désobéi aux autorités et un navire de garde-côte avait été bousculé au moment des manœuvres d’accostage dans le port de Lampedusa.
Cette affaire avait provoqué l’ire de Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur du pays.
Après la libération de la « criminelle », le ministre a mis en ligne une vidéo sur les réseaux sociaux.
Pendant une vingtaine de minutes, Mr Salvini fustige la justice de son pays : « pour la magistrature italienne, ignorer les lois et éperonner une vedette de la guardia di finanza ne suffisent pas pour aller en prison ».
Dans ce monologue tendu, le chef de file de l’extrême droite italienne déclare : « l’Italie a relevé la tête : nous sommes fiers de défendre notre pays et d’être différents des autres petits dirigeants européens qui pensent pouvoir encore nous traiter comme leur colonie ».
Il a également promis une expulsion de Carola Rackete vers l’Allemagne, arguant sa « dangerosité pour la sécurité nationale ».
Une audition est prévue le 9 juillet dans le cadre d’une enquête ouverte pour « incitation à l’immigration clandestine ».
Alors qu’elle subit de nombreuses menaces et insultes via les réseaux sociaux, la capitaine a fait part d’une « grande victoire pour la solidarité » face à « la criminalisation de ceux qui aident, dans de nombreux pays d’Europe ».
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