Samedi 7 juillet, Mona al-Mazbouh, une jeune femme libanaise, a été jugée coupable d’avoir « porté atteinte au peuple égyptien ».

Le tribunal du Caire a condamné la jeune femme de 24 ans à une peine de huit ans de prison pour ces critiques.

A la fin du mois de mai, la touriste avait été arrêtée à l’aéroport du Caire, alors qu’elle était sur le point de quitter le pays.

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, la jeune femme se plaignait de l’attitude de certains hommes, dans la rue mais aussi des chauffeurs de taxi, qu’elle accuse de l’avoir agressée sexuellement.

Mona al-Mazbouh évoque également un vol qu’elle aurait subi au cours d’un autre voyage au pays des pharaons, mais aussi de la piètre qualité du service dans certains restaurant pendant la période du ramadan.

Dans cette vidéo, la touriste finit par qualifier l’Égypte de « pays de salopards ».

L’autocritique étant plus difficile que de s’en prendre à une femme, cette vidéo a fait réagir beaucoup d’Égyptiens, dont certains ont même déposé plainte à son encontre et exigé son arrestation.

Malgré une nouvelle vidéo dans laquelle Mona al-Mazbouh tente de justifier son avis explique que tous les ressortissants d’Égypte ne sont pas visés par ses dires, la jeune femme s’est attirée les foudres de la justice du pays.

En effet, le tribunal du Caire l’a tout de même condamnée à une peine de huit ans de prison pour avoir répandu des fausses rumeurs nuisibles à la société égyptienne, d’avoir tenu un discours indécent et de s’en être pris à la religion.

Emad Kamal, l’avocat de la jeune femme, a déclaré « avec tout le respect dû à l’institution judiciaire, c’est un verdict sévère. Il rentre dans le cadre de la loi, mais le tribunal a appliqué la peine maximale », sa cliente a décidé d’interjeter ce jugement en appel.

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