Vendredi 9 novembre, le parquet a requis une peine de six de prison avec sursis à l’encontre du trompettiste Ibrahim Maalouf.

Jugé au tribunal de Créteil (Val-de-Marne), le musicien franco-libanais est soupçonné d’agression sexuelle sur une mineure de 14 ans.

La plaignante, âgée de 18 ans aujourd’hui, accuse Ibrahim Maalouf de lui avoir fait un « baiser avec la langue » à la sortie d’une séance de cinéma en 2013.

Toujours selon la jeune femme, l’artiste de 33 ans au moment des faits supposés l’aurait « attrapée par le bassin » puis l’aurait de nouveau embrassée dans son studio d’enregistrement deux jours après la séance de cinéma.

Elle a expliqué aux enquêteurs avoir senti « son sexe derrière moi sur mes fesses ».

Ibrahim Maalouf a évoqué un « bisou » à la sortie du cinéma, puis « je lui ai pris les poignets, je me suis éloigné d’elle, sans la brusquer ».

Concernant le deuxième bisou, l’accusé nie fermement cet épisode. Il a déclaré : « en aucun cas je n’ai eu d’attirance physique ou sexuelle » envers une « adolescente ».

Il s’est dit « coupable » de « ne pas avoir su mettre des limites ».

Pour le procureur de la République, la plaignante est « crédible ».

Dans ses réquisitions, il a lancé à Ibrahim Maalouf : « comment voulez-vous qu’une jeune fille dont l’état de santé s’est objectivement dégradé, mente, pour rien, juste parce qu’elle aurait été vexée d’avoir été éconduite ? ».

Cependant, le procureur a reconnu la « non-dangerosité » de l’accusé, expliquant « il y a des moments où ça peut arriver, à chacun d’entre nous, de commettre des infractions ».

Le verdict du tribunal est attendu pour le 23 novembre.

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