Samedi 10 août, le milliardaire Jeffrey Epstein a été retrouvé sans vie dans sa cellule d’une prison à New York.

Accusé de « trafic sexuel » de personnes mineures et association de malfaiteurs, l’homme d’affaires âgé de 66 ans a été retrouvé pendu alors que son procès n’avait pas encore eu lieu.

Le prévenu avait été arrêté au début du mois de juillet après de nouveaux rebondissements dans les poursuites le concernant.

Après la découverte du corps sans vie, le FBI a ouvert une enquête au motif de « suicide apparent ».

Jeffrey Epstein était mis en cause pour de multiples agressions sexuelles et l’exploitation sexuelle de jeunes filles mineures.

Les faits en question concernaient plusieurs dizaines, voire centaines de jeunes filles, sur la période allant de 2002 à 2005.

Dans sa demeure, située à Palm Beach dans l’État de Floride, les enquêteurs avaient découvert des photos de jeunes filles dénudées.

En 2008, Jeffrey Epstein avait déjà été accusé d’avoir recours à des services de prostituées mineures.

Les parents d’une victime âgée de 14 ans avait saisi la justice en 2005, l’enquête de police avait permis de révélée d’autres victimes possibles d’agression par le milliardaire.

Les adolescentes, âgées de 13 à 16 ans, percevaient entre 200 et 300 euros pour des actes sexuels ou des massages.

En 2008, alors qu’il encourait une peine de prison à vie, Jeffrey Epstein écopa d’une peine de 18 mois d’emprisonnement au bénéfice d’un accord avec le procureur général de l’État de Floride de l’époque, Alexander Acosta.

Ce dernier, devenu secrétaire du Travail sous le gouvernement de Donald Trump, a été mis en cause en 2018 pour cet accord passé dix ans avant.

Le Miami Herald avait publié une enquête sur ce dossier, estimant que le ministre du Travail s’était « compromis éthiquement ».

A l’époque, l’accusé avait bénéficié d’une proposition de négociation, ramenant sa peine de 18 à 13 mois de prison s’il acceptait de plaider coupable d’avoir fait appel à des prostituées mineures.

Selon la loi aux États-Unis, il n’existe pas de prescription pour les faits de « trafic sexuel de mineurs », des poursuites étaient toujours en cours avant le suicide de l’accusé.

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