Mardi 1eroctobre, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête trois jours après le discours d’Éric Zemmour à la « convention de la droite ».

Le polémiste est poursuivi pour « provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence » ainsi que pour « injures publiques en raison de l’origine ou de l’appatenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

La brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) est en charge de mener les investigations.

Le discours d’Éric Zemmour a été retransmis en direct par la chaîne d’information LCI, dont la direction a expliqué que ce « format » n’était pas « approprié ».

D’ailleurs, « près de 400 saisines » ont été adressées au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) suite à cette diffusion.

Dans son discours, le polémiste d’extrême droite n’a pas hésité à évoquer des immigrés « colonisateurs », responsable de « l’islamisation de la rue ».

Éric Zemmour n’a pas hésité également à reprendre des passages de Renaud Camus, qui écrit et philosophe sur la thématique du « grand remplacement » depuis de nombreuses années.

Cette théorie consiste à développer l’idée que la population européenne blanche et chrétienne est en train de se faire remplacer par une population issue de l’immigration et de confession musulmane.

Sa récente condamnation pour provocation à la haine religieuse ne l’a pas non plus empêché de s’en prendre à Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, qu’il décrit comme étant au « sommet de la distinction française ».

Après ce discours, la Société des journalistes (SDJ) de LCI a fait savoir qu’elle se désolidarise de cette décision de diffuser ce discours.

La SDJ du Figaro a émis un courrier le 30 septembre : « la SDJ s’interroge sur la position, fort commode, de rentier de la polémique qui est la sienne : salarié du “Figaro”, il se lâche à l’extérieur sans retenue, arguant que cela ne regarde pas ses employeurs et collègues de travail », « les journalistes du Figaro, dans leur immense majorité, ne veulent pas être associés à ses provocations. La SDJ demande instamment à la direction de la rédaction de mettre un terme à cette situation ambiguë ».

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