Jeudi 12 juillet, le jury d’un tribunal à Saint Louis dans l’État du Missouri a condamné la compagnie Johnson & Johnson à verser 4,69 milliards de dollars de dommages dans le cadre de l’affaire du talc.

Ce procès a été intenté par un collectif de vingt-deux femmes et de leurs proches.

Les plaignantes accusaient le groupe pharmaceutique d’avoir commercialisé un talc qui contient de l’amiante et qui est à l’origine des cancers qu’elles ont contractés.

D’après les informations données par Mark Lanier, l’avocat des victimes, ce jury, composé de six hommes et de six femmes, a reconnu la culpabilité de Johnson & Johnson après un procès qui a duré six semaines et huit heures de délibération.

La compagnie a été condamnée à verser 550 millions de dollars de dommages compensateurs mais aussi près de 4,2 milliards de dollars à titre de dommages punitifs.

Dans un communiqué, Mark Lanier a déclaré « depuis plus de quarante ans, Johnson & Johnson a dissimulé les preuves de la présence d’amiante dans ses produits » avant de rajouter « nous espérons que ce verdict attirera l’attention du conseil d’administration de J & J et l’incitera à mieux informer la communauté médicale et le public du lien entre l’amiante, le talc et le cancer des ovaires ».

De son côté, J & J a évoqué une condamnation qui « résulte d’un processus inéquitable qui a vu les plaignants représenter un groupe de 22 femmes dont la plupart n’ont pas de connexion avec le Missouri mais qui ont été rassemblées dans un seul cas et affirmant toutes qu’elles ont développé un cancer des ovaires ».

« Profondément déçu par le verdict », la compagnie a annoncé son intention de faire appel de cette décision.

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