Mercredi 12 juin, la cour d’appel de Besonçon (Doubs) a confirmé le régime de liberté conditionnelle de Frédéric Péchier.

Cet anesthésiste est soupçonné d’empoisonnements, qui se sont avérés mortels pour certains, entre 2008 et 2017.

Après 5 heures de débats de délibéré, les magistrats ont pris cette décision, annoncée à la presse par les avocats des deux parties, qui permet à l’accusé de demeurer libre sous contrôle judiciaire.

Déjà en 2017, alors que l’affaire portait sur sept cas d’empoisonnement, Frédéric Péchier avait déjà bénéficié du régime de liberté conditionnelle.

Il a toutefois l’interdiction d’exercer ainsi qu’une obligation d’éloignement géographique.

L’anesthésiste a été une nouvelle fois mis en examen le 16 mai dernier, « la chambre de l’instruction a purement et simplement confirmé la décision qui avait été prise au mois de mai par le juge des libertés et de la détention », s’est félicité Me Jean-Yves Le Borgne, qui défend l’anesthésiste, avant de rajouter « c’était ce que nous sollicitions, c’était ce que nous espérions, c’était dans notre esprit ce que l’équité » et « le droit et la procédure pénale française commandaient ».

L’avocat des parties civiles, Me Stéphane Giuranna, a relevé « quelques entorses à son contrôle judiciaire », mais sans « se déjuger », la cour ayant statué dès 2017.

Le médecin est soupçonné d’avoir contaminé des perfusions à destination de vingt-quatre personnes hospitalisées.

Neuf d’entre elles sont décédées.

L’anesthésiste aurait provoqué des arrêts cardiaques afin de prouver ses capacités à ses paires.

Certaines victimes portent encore des séquelles aujourd’hui, après avoir été dans le coma plusieurs jours.

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