Jeudi 11 avril, la Cour constitutionnelle de Corée du Sud a déclaré « anticonstitutionnelle » la loi interdisant l’avortement.

En effet, la loi de 1953 permet aux autorités de poursuivre en justice les femmes ayant recours aux interruptions volontaires de grossesse (IVG), mais également les médecins les qui pratiquent.

La Cour a ordonné la modification de la loi avant la fin de l’année en cours.

Dans un communiqué, la plus haute instance juridique du pays explique : « l’interdiction de l’avortement limite le droit des femmes à accomplir leur propre destin et viole leur droit à la santé en restreignant leur accès à des procédures sûres en temps opportun ».

L’institution a aussi déclaré : « les embryons dépendent complètement pour leur survie et leur développement du corps de la mère, ce qui fait qu’on ne peut conclure qu’ils sont des êtres vivants séparés et indépendants ayant un droit à la vie ».

Suite à cette annonce, des centaines de femmes se sont retrouvées spontanément devant le bâtiment de la Cour constitutionnelle à Séoul pour exprimer leur joie.

Dans ce pays à l’économie puissante, le droit à l’avortement était uniquement toléré pour les victimes de viol, d’inceste ou si la grossesse représentait un risque pour la santé de la mère.

Les contrevenantes s’exposaient à une peine d’un an de prison assortie d’une amende, et deux ans de détention pour les médecins qui la pratiquent.

La question de l’avortement était au centre des débats depuis plusieurs années.

Déjà en 2012, la Cour constitutionnelle de Corée du Sud s’était prononcée sur la question, craignant que l’IVG « finirait par se généraliser » dans cette société conservatrice et religieuse.

Les poursuites pour les contrevenantes et les médecins s’avèrent très rares, et visent essentiellement les personnes hors-mariage et jeunes, ce qui peut entrainer un isolement social pour ces personnes vulnérables.

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