Mercredi 24 avril, le Conseil d’État a validé, une seconde fois, la décision d’arrêt des soins concernant Vincent Lambert, un infirmier en état végétatif depuis 2008, dont les proches se déchirent sur cette question délicate.

Le 9 avril 2018, le docteur Vincent Sanchez, qui dirige l’unité des patients cérébrolésés du Centre hospitalier universitaire de Reims (Marne), avait remis les conclusions de la procédure collégiale sur la question de conformité à la loi.

Suite à un accident de la circulation en 2008, Vincent Lambert est dans un état végétatif chronique, souffrant de pathologies jugées « irréversibles ».

Cependant, le patient n’est pas dépendant de la machine pour respirer, ce qui entretient un espoir chez certains de ses proches.

Depuis six ans, la famille de cet homme de 41 ans se déchire à propos d’un arrêt des soins, (hydratation et nutrition artificielles) qui lui permettent actuellement d’être maintenu en vie.

Fin janvier, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait reconnu la pertinence de la décision prise en procédure collégiale, avec le docteur Vincent Sanchez.

Les parents du patient, Viviane et Pierre Lambert, n’avaient pas accepté un éventuel arrêt des soins pour leur fils, une nouvelle procédure avait été engagée de leur part.

En 2013, le docteur Éric Kariger avait déjà validé l’arrêt des traitements pour Vincent Lambert.

Cette décision avait été validée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en 2014 et 2015.

Après l’annonce du Conseil d’État sur cette décision, Viviane et Pierre Lambert ont publié un communiqué dans lequel ces catholiques proches des intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X ont fait part de leur intention de déposer un nouveau recours devant la CEDH, mais aussi devant le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies.

Fin mars, Viviane Lambert avait déclaré face au Conseil d’État : « je ne comprends pas cet acharnement mortifère depuis six ans », avant de rajouter « contrairement à ce que croit l’opinion publique, Vincent n’est pas un légume branché à des machines. Vincent manifeste régulièrement sa présence, il nous reconnait. (…) Il lui faut du temps, de la confiance, de la bienveillance ».

Rachel Lambert, épouse du patient, a exprimé sa « certitude » que Vincent Lambert « n’aurait pas souhaité cet acharnement à le maintenir en vie ».

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