Mardi 15 janvier, le tribunal administratif de Lyon a annulé l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360, un herbicide commercialisé par Monsanto, qui contient du glyphosate.

Cette décision de justice s’appuie sur le principe de précaution, mais elle souligne aussi « une erreur d’appréciation » de la part de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

En effet, l’Anses avait validé la mise sur le marché du Roundup Pro 360 au printemps 2017.

Quelques semaines plus tard, le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Criigen) avait saisi la justice.

Cette décision du tribunal lyonnais sur un produit commercial composé de glyphosate est une première en France.

La présidente du Criigen, l’avocate Corinne Lepage, a déclaré : « la décision d’annuler l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360 est très importante », avant de rajouter « c’est potentiellement une décision qui devrait s’appliquer à tous les produits de type Roundup et de manière générale à tous les produits à base de glyphosate ».

Quant à l’Anses, la justice regrette que l’institution n’ait pas tenu compte du caractère cancérogène du produit en question.

Dans un communiqué, l’Anses a annoncé avoir pris « connaissance ce jour de la décision du tribunal administratif de Lyon relative à l’annulation de l’autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360 et l’examinera avec attention ».

L’agence explique que « la décision étant à effet immédiat, (…) la vente, la distribution et l’utilisation du Roundup Pro 360 sont interdites à compter de ce jour ».

Le géant pharmaceutique Bayer, propriétaire de Monsanto, s’est dit « surpris » par cette décision, « le vaste corpus scientifique, quarante ans d’expérience et les conclusions des autorités de réglementation (…) confirment que les produits à base de glyphosate sont sans danger lorsqu’ils sont utilisés conformément au mode d’emploi et que le glyphosate n’est pas cancérogène ».

La firme a annoncé « évaluer la suite juridique à donner à ce dossier ».

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