Lundi 24 juin, le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) a été saisi par plus de 400 plaignants dans le cadre de l’installation, ou du retrait, des compteurs Linky.

Cet appareil est au cœur de polémiques depuis sa mise en service en 2015. Il permet au distributeur d’énergie Enedis de collecter des informations sur la consommation de ses utilisateurs.

Les plaignants dénoncent la commercialisation de ces données personnelles, l’impact sur la santé des personnes sensibles aux ondes électromagnétiques, mais aussi l’atteinte à la liberté de choisir et à la vie privée.

Parmi les personnes qui ont saisi le tribunal de Nanterre, certains fait part de raisons “démocratiques”, quand d’autres évoquent une “électrohypersensibilité” qui se traduit par des fourmillements et des migraines récurrentes depuis l’installation des boîtiers Linky.

Cependant, Michel Guénaire, l’avocat d’Enedis, a déclaré : “nous ne sommes pas dans un débat entre les plus forts et les plus faibles, les puissants contre les victimes”.

Il a aussi précisé que son client a pris des “garanties sérieuses”, sans avoir “pipoté” l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

L’organisme de santé a par ailleurs affirmé que les effets négatifs des compteurs Linky sont probablement “très faible”.

Sur un éventuel commerce des informations recueillies par les appareils en question, Me Michel Guénaire est catégorique : “nous ne ferons rien de ces données”.

La décision du tribunal francilien sera connue le 2 août prochain.

Depuis 2015, pas moins de vingt-deux procédures en justice à l’encontre des boîtiers Linky sont en cours en France, et concernent plus de cinq-mille personnes.

En mars dernier, treizes plaignants victimes d’hypersensibilité avaient remporté une victoire à Toulouse, qui leur permet de ne pas être équipés sans leur consentement.

Enedis a fait appel de cette décision.

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