Lundi 4 février, Xavier Tarabeux, le procureur de la République de Marseille, a annoncé avoir élargi l’enquête pénale sur le Levothyrox, du laboratoire Merck ,à « homicide involontaire ».

Le 2 mars 2018, l’information judiciaire avait été ouverte contre X pour « blessures involontaires » et confiée au pôle santé du tribunal de grande instance (TGI) de la cité phocéenne.

Des milliers de patients avaient saisi la justice pour blessures involontaires, tromperie aggravée et mise en danger de la vie d’autrui suite aux effets secondaires de la deuxième formule de ce traitement pour soigner la thyroïde.

Le procureur a expliqué qu’un réquisitoire supplétif avait été pris par le parquet fin novembre pour « homicide involontaire ».

Dans un communiqué, le laboratoire Merck a déclaré que « cette étape judiciaire constitue une étape normale de la procédure, dès lors que des plaintes évoquent ce motif », avant de rajouter : « les conclusions des rapports de pharmacovigilance publiés en 2018 indiquent clairement qu’il n’y a pas de lien établi entre les cas signalés de décès dans la base de données de pharmacovigilance et la nouvelle formule du Levothyrox ».

Me Mario-Pierre Stasi, qui défend le laboratoire allemand, a précisé : « aucune conclusion ne peut être tirée de ce réquisitoire supplétif : je suis confiant dans la démonstration qui pourra être faite, à terme, d’absence d’infraction commise par Merck ».

L’Agence du médicament (ANSM) avait demandé en 2012 à Merck de mettre au point une formule du médicament afin de le rendre plus stable.

La nouvelle formule, mise sur le marché en 2017, n’avait pas convaincu, seulement les excipients avaient été modifiés, et non le principe actif.

En France, pas moins de trois millions de personnes atteintes d’hypothyroïdie ou soignées pour un cancer de la thyroïde ont recours au Levothyrox.

Une pétition avait été signée par plus de 170 000 personnes afin de remettre sur le marché l’ancienne formule du Levothyrox.

En décembre dernier, le procès civil a eu lieu à Lyon suite à une action collective engagée à l’encontre de Merck aux motifs de préjudice d’angoisse et défaut d’information.

Le verdict est attendu pour le 5 mars prochain.

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