Samedi 28 septembre, le parquet de Mulhouse (Haut-Rhin) a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire après la mort d’une femme pour laquelle le Samu ne s’est pas déplacé malgré un appel.

En effet, l’employeuse de la victime, âgée de 60 ans, avait téléphoné au 15 afin de signaler des douleurs au niveau de la poitrine.

Le corps de cette sexagénaire a été retrouvée dans son lit à son domicile, dix jours plus tard, par un de ses voisins.

Le 20 septembre dernier, le parquet a ouvert une enquête au motif de « non-assistance à personne en danger par personne morale » à l’encontre du groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud-Alsace.

Cette enquête concerne aussi le médecin régulateur du Samu qui a reçu l’appel en question, du chef de « non-assistance à personne en danger contre X ».

Les faits remontent à début juin, quand la directrice d’une agence d’intérim avait téléphoné au 15 afin de signaler les douleurs au niveau de la cage thoracique et au bras d’une de ses employées.

Anonymement, l’employeuse a expliqué : « elle se plaignait de douleurs à la cage thoracique, des douleurs intercostales, au cœur et au bras gauche. Elle disait ne pas réussir à respirer correctement ».

Malgré ce signalement, aucun véhicule ne se rendra auprès de la victime.

L’autopsie pratiquée sur le corps de la femme de 60 ans confirmera un décès qui fait suite à un arrêt cardiaque.

Christian Prudhomme, le porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France, a déclaré à Franceinfo : « les conditions de travail, aujourd’hui, font que nous n’avons pas les moyens d’assurer la sécurité de la population ».

Après l’affaire de Naomi Musenga, une jeune femme de 22 ans décédée à Strasbourg malgré un appel au Samu fin 2017, le Samu se retrouve une nouvelle fois à essuyer de vives critiques.

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