Vendredi 21 décembre, une médecin anesthésiste de l’hôpital de Lavaur, dans le Tarn, a été mise en examen pour meurtre, selon une information de l’Agence France-Presse (AFP), confirmée par le parquet de Toulouse (Haute-Garonne).

Dans cette affaire, l’infirmière qui s’est chargée d’administrer l’injection de curare responsable du décès de la patiente, sous l’autorité de la médecin mise en cause, a été « placée sous le statut de témoin assisté », toujours d’après le parquet.

La patiente, une octogénaire, avait été admise en urgence dans l’hôpital situé dans le Tarn.

Une source judiciaire a précisé à l’AFP que l’anesthésiste n’aurait pas nié les faits qui lui sont reprochés.

Dans l’après-midi du vendredi, cette affaire a donné lieu à un conseil du surveillance en urgence dans l’hôpital en question.

Bernard Carayon, maire de la commune du Tarn et président du conseil de surveillance de l’établissement de santé, s’est dit « stupéfait car l’anesthésiste est une femme de qualité, connue depuis longtemps dans l’établissement pour son expérience, sa technicité et je dirais même son humanité ».

Il a également rajouté être « effondré car je suis attaché aux soins palliatifs, c’est-à-dire cette voie médiane entre l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie qui suscite ma révulsion pour des raisons philosophiques et humanistes ».

Ce dossier intervient trois mois après que le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) ait statué sur la loi Claeys-Leonetti, en rapport avec la fin de vie.

Le CCNE avait alors « insisté sur l’impérieuse nécessité que cette loi soit mieux connue et mieux respectée », mais aussi « souhaité qu’un nouveau plan gouvernemental de développement des soins palliatifs soit financé ».

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