Mercredi 12 juin, la télévision nationale algérienne a annoncé le placement en détention d’Ahmed Ouyahia, l’ancien premier ministre algérien, ainsi qu’Abdelghani Zaalane, l’ancien ministre des travaux publics.

Les deux anciens membres du gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika, qui a été quitté ses fonctions après vingt années à la tête du pays, ont été écroués après avoir été auditionnés par un juge d’instruction.

Aucune précision n’a été apporté quant aux chefs d’accusation.

L’agence officielle APS a précisé qu’il est question de soupçons de dilapidation des deniers publics ainsi que d’octroi de privilèges indus pour Ahmed Ouyahia.

Depuis le début de la présidence d’Abdelaziz Bouteflika en 1999, l’homme âgé de 66 ans a été nommé au poste de premier ministre à quatre reprises.

Cependant, il a présenté sa démission du gouvernement le 2 avril dernier, sa popularité étant très faible auprès de l’électorat algérien.

En outre, les deux proches de l’ancien président Bouteflika sont cités dans l’affaire de soupçons de corruption qui concernent une douzaine de préfets et anciens membres du gouvernement, dont le parquet d’Alger avait transmis les dossiers à la Cour suprême fin mai.

Mardi 11 juin, le même parquet a affirmé avoir transmis les dossiers d’une dizaine d’anciens responsables concernés par l’affaire Mahieddine Tahkout.

Cet homme d’affaires a été écroué pour des faits de blanchiment d’argent et corruption, entrainant dans sa chute plusieurs hauts responsables.

Le mouvement de contestation populaire du printemps a bouleversé les instances politiques en place et tout le système périphérique.

À l’aube de la campagne présidentielle algérienne, pour laquelle Abdelaziz Boutefika briguait un cinquième mandat, ce mouvement pacifique marque un tournant dans l’histoire politique du pays.

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