Dimanche 8 juillet, des cadres du Rassemblement national (RN, anciennement FN) ont annoncé la retenue de deux millions d’euros de subventions publiques.

Cette décision a été prise par les juges d’instruction parisiens du pôle financier dans le cadre de l’affaire des assistants européens présumés fictifs.

Une source judiciaire a expliqué à Franceinfo « les juges d’instruction en charge de cette information judiciaire ont ordonné la saisie pénale d’une somme destinée au Rassemblement national au titre de l’aide publique apportée aux partis et groupements politiques pour un montant de deux millions d’euros ».

Marine Le Pen, la présidente du RN, a immédiatement réagi sur les réseaux sociaux : « en confisquant notre dotation publique sans jugement sur cette pseudo affaire des assistants, les juges d’instruction nous appliquent la peine de mort « à titre conservatoire ». La volonté d’assassiner le 1erparti d’opposition est un coup de force inédit contre la démocratie ».

La moitié de cette aide publique devait être versée lundi 9 juillet à tous les partis politiques.

Cette aide publique, à hauteur de 4,5 millions d’euros pour le RN, constitue le principal financement des différents partis en France.

Elle représente près de 68 millions d’euros pour l’année en cours.

Dans le cadre de cette affaire, le RN est poursuivi en tant que personne morale aux côtés de neuf personnalités du parti, dont Bruno Gollnisch et sa présidente Marine Le Pen.

En juin, la Commission européenne a sommé le parti d’extrême droite de rembourser 300 000 euros au Parlement européen dans le cadre d’un emploi d’assistante parlementaire douteux.

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