Mardi 24 septembre, la Cour suprême britannique a jugé « illégale » la décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement.

Ce jugement a été pris unanimement par les onze juges qui composent cette Cour suprême britannique.

Brenda Hale, la présidente de la Cour, a déclaré que le Parlement n’a « pas été suspendu » et qu’il doit siéger « dès que possible ».

Le président de la Chambre des communes, John Bercow, a annoncé qu’elle devait « se réunir sans délai ».

Il a aussi invité les députés à siéger à nouveau dès mercredi matin.

La Cour suprême avait été saisie pour trancher sur la légalité de cette suspension du Parlement, qui intervient à quelques semaines du Brexit.

Les opposants du premier ministre britannique dénonçaient la durée de cette suspension, qui devait durer jusqu’au 14 octobre.

La Cour suprême britannique devait se prononcer suite à deux décisions de justice différentes sur la légalité de la suspension.

En effet, la Haute Cour de Londres avait expliqué ne pas avoir se prononcer sur une décision politique, tandis que la justice écossaise avait jugé « illégale » cette suspension du Parlement.

Gina Miller, une militante opposée au Brexit et à l’origine d’un des recours déposés devant la Cour suprême, a déclaré : « aujourd’hui est jour de victoire pour la souveraineté parlementaire », mais aussi « les députés doivent être courageux et demander des comptes à ce gouvernement sans scrupule ».

Boris Johnson avait tenté de justifier cette suspension pour préparer la présentation de ses priorités à la suite de sa prise de fonction cet été.

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