Samedi 5 octobre, le tribunal militaire de Yaoundé au Cameroun, a ordonné la remise en liberté de Maurice Kamto, le principal opposant du gouvernement, ainsi que pour une centaine de ses partisans.

La veille, le président Paul Biya avait exigé l’arrêt des poursuites judiciaires engagées contre ces cent-deux personnes.

Ainsi, « le tribunal donne acte au ministère public, constate l’arrêt des poursuites » et « ordonne leur mise en liberté s’ils ne sont pas détenus pour autre chose » que pour les faits en question.

Me Sylvain Souop, l’avocat du collectif de défense de M. Kamto et de ses partisans, a déclaré : « nous prenons acte de la libération de nos clients, qui n’auraient jamais dû être en prison. Maurice Kamto est libéré ».

L’audience terminée, les détenus ont fait part de leur joie, à l’image de Celestin Djamen, le responsable du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), lui-même détenu.

Maurice Kamto était poursuivi par la justice militaire aux côtés de nombreux partisans pour « insurrection ».

En janvier, ils avaient manifesté pacifiquement pour contester les résultats des élections présidentielles, avant d’être placés en détention.

Le 6 septembre, leur procès s’était ouvert et devait reprendre mardi 8 octobre.

De nombreuses personnalités comparaissaient samedi devant cette audience spéciale : l’avocate Michèle Ndoki, l’ancien conseiller économique de M. Biya ou encore le rappeur Valsero.

La décision du président de renoncer aux poursuites fait suite au grand dialogue national mis en place pour mettre un terme au conflit sanglant entre les deux régions anglophones du Cameroun.

En effet, la veille, M. Biya avait déjà annoncé la libération de 333 détenus concernés par ces manifestations.

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