D’après une information de l’Agence France-Presse (AFP) en date du vendredi 6 septembre, le maire de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, est mis en cause dans une affaire de « financement illégal de campagne électorale » et « achat de votes ».

Le juge d’instruction en charge de cette enquête, Serge Tournaire, a ordonné le renvoi en correctionnelle du successeur de Serge Dassault, et de six autres personnes.

Ainsi, Cristela de Oliveira et Jacques Lebigre, deux anciens adjoints de Jean-Pierre Bechter devront faire face à la justice, conformément aux réquisitions du parquet national financier (PNF).

Les deux adjoints sont accusés respectivement de « financement illégal de campagne électorale » pour la première, et de « complicité de financement illégal de campagne électorale » et « achat de votes » pour le second.

Gérard Limat, un comptable de nationalité suisse, est poursuivi pour « blanchiment de fraude fiscale », « blanchiment de financement illégal de campagne électorale » et recel de ce délit.

Trois autres individus sont soupçonnés d’avoir tenu le rôle d’intermédiaire dans le processus en question.

L’ancien maire Serge Dassault, décédé en 2018, était mis en examen pour blanchiment et complicité de financement illicite de campagne électorale, et pour achat de votes, des accusations qu’il niait farouchement.

Dans son ordonnance, le juge d’instruction Serge Tournaire explique : « pour parvenir à conquérir et à conserver la mairie de Corbeil-Essonnes », Mr Dassault a « largement puisé dans sa fortune personnelle afin de distribuer des fonds, financer des formations ou des projets divers au bénéfice des habitants et électeurs de la commune, mais également pour rémunérer, selon des techniques de plus en plus sophistiquées et opaques, des « militants, chargés de procéder à des opérations de lobbying dans les quartiers en faveur de sa candidature, puis celle de son collaborateur Jean-Pierre Bechter ».

Selon Mediapart, qui reprend le juge, il est question d’une « entreprise de corruption généralisée de l’électorat (…) qui s’est exercée à un degré sans doute jamais atteint lors des élections de 2009 et 2010 remportées par Jean-Pierre Bechter ».

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