Dans la matinée du mardi 2 juillet, le président de la Métropole européenne de Lille (MEL) Damien Castelain a été placé en garde à vue dans le cadre d’une affaire de détournement de fonds publics.
Le président de la MEL était convoqué par la police judiciaire de Lille (Nord) à propos d’une affaire de notes de frais.
Damien Castelain est soupçonné d’avoir couvert des dépenses personnelles telles que des restaurants et des hôtels de luxe à Paris ou encore des vêtements et des parfums au frais de la MEL.
Pour la période de janvier 2017 à mai 2018, le montant en question atteint la somme de 20 000 euros, issue des caisses de la MEL.
L’affaire est partie d’un contrôle de l’Agence française anticorruption (AFA), qui avait émis des réserves quant au déménagement de la métropole lilloise ainsi que sur un marché de relations presse attribué à une proche du président de la MEL.
Cette dernière avait démissionné après avoir occupé le poste de conseillère spéciale auprès de Damien Castelain.
Le rapport de l’AFA avait été révélé par le site d’informations Médiacités, suivi d’une plainte de l’association de lutte contre la corruption Anticor.
En juillet 2018, le parquet de Lille avait ouvert une enquête suite à ce dépôt de plainte. En octobre, l’AFA, à son tour, saisissait la justice pour ce dossier.
Alors que Damien Castelain a effectué un remboursement de ces notes de frais litigieuses à hauteur de 20 000 euros, Florence Rault, son avocate, a tenu à préciser que « ce n’est pas un aveu de culpabilité ».
Une source judiciaire a tout de même expliqué : « il sentait l’étau se resserrer, mais ça ne change rien à la procédure judiciaire ».
En plus de Damien Castelain, le directeur général des services de la MEL, Bruno Cassette, a été placé en garde à vue le même jour, sans plus de précision.
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