Mardi 4 juin, la reconstruction de la cathédrale Notre Dame, partiellement partie en fumée le 15 avril 2019, subit un arrêt suite au désaccord entre l’Assemblée Nationale et le Sénat.

Effectivement, cette réhabilitation s’articule autours du projet de loi « pour la conservation et la restauration de la cathédrale Notre Dame de Paris », proposé par le gouvernement le 27 mai et amendé par la commission, mais dont plusieurs points ont été rejetés par le Sénat.

Parmis eux l’article 9, qui devait permettre de déroger aux règles en matière d’urbanisme, d’environnement, de patrimoine, ou de commande publique, a été supprimé à cause de sa dangerosité.

Ce désaccord est en partie né d’une lettre ouverte parue dans Le Figaro le 29 avril dernier.

Elle était signée par 1 170 membres de la communauté scientifique internationale et soulignait plusieurs points, dont deux expliqués par le médiéviste Étienne Hamon.

Tout d’abord, le délais de cinq ans presse de trop la reconstruction : “Il serait dommage de rater le coche d’en apprendre davantage sur un édifice dont on connaît, finalement, assez mal l’archéologie, seulement parce qu’on veut aller vite avant tout”.

Puis, la loi d’exception mise en place par le président reste préoccupante : “Entendre parler de loi d’exception, c’est toujours inquiétant, même s’il s’agit de patrimoine”.

Par son caractère exceptionnel, le projet de loi concernant la réhabilitation de Notre Dame va tout de même bientôt terminer son parcours législatif.

Après une dernière lecture des deux chambres, le Palais Bourbon statuera définitivement de son avenir.

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