Jeudi 26 septembre, l’opposant au régime en Algérie Karim Tabbou a de nouveau été arrêté, selon une publication de sa famille sur les réseaux sociaux.

Le fondateur du parti de l’Union démocratique et sociale (UDS), non autorisé en Algérie, avait été libéré moins de 24 heures avant cette nouvelle arrestation.

En effet, Karim Tabbou avait été incarcéré le 12 septembre dernier pour « atteinte au moral de l’armée ».

Cette libération n’exclut pas les poursuites judiciaires pour autant.

Sa famille a précisé que le passeport de l’homme de 46 ans a été confisqué.

Sur Facebook, ses proches ont dénoncé : « moins de vingt-quatre heures après la mise en liberté conditionnelle de notre fils Karim Tabbou, il a été une nouvelle fois arrêté ce matin à son domicile, devant sa femme et ses enfants, par des individus en civil se présentant de la police ».

De plus, les autorités en question, saisis par un des avocats du prévenu, ont déclaré « ne pas avoir été informées de son arrestation ou du lieu de sa détention », d’après le communiqué mis en ligne par sa famille.

Mercredi 25, Abdelghani Badi, l’un des avocats de Karim Tabbou, avait fait part de la remise en liberté conditionnelle de son client.

Depuis le 22 février, date du début du mouvement de contestation populaire en Algérie, et qui a permis la démission du président algérien Abdelaziz Bouteflika début avril, M. Tabbou a participé à toutes les manifestations.

Il a occupé le poste de premier secrétaire du parti d’opposition le Front des forces socialistes (FFS) de 2007 à 2011, avant de fonder son propre parti en 2012, l’UDS.

Ses arrestations ont été vivement critiquées sur les réseaux sociaux, la contestation étant encore très vive après plus de six mois de manifestations.

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