Mardi 16 octobre, les forces de l’ordre ont perquisitionné le siège du parti politique La France insoumise (LFI), ainsi qu’une douzaine d’autres lieux, comme au domicile de Jean-Luc Mélenchon et chez Sophia Chikirou, son ancienne conseillère en communication.

Cette opération a été menée dans le cadre de l’affaire des emplois présumés fictifs des assistants au Parlement européen, mais aussi pour l’affaire des comptes de campagnes de l’élection présidentielle de 2017.

Alors que les enquêteurs menaient la perquisition au siège de La France insoumise, la situation a dégénéré après que plusieurs députés et Jean-Luc Mélenchon ont tenté de s’interposer.

Le chef du parti de gauche a fustigé les policiers : « je suis parlementaire, vous ne me touchez pas ! Vous n’avez pas à m’empêcher de rentrer dans mon local ».

Avant de continuer : « la République, c’est moi ! C’est moi qui suis parlementaire ! Vous êtes la police républicaine ou une bande ? Vous savez qui je suis ? Enfoncez la porte camarade ! ».

La scène qui suit est ubuesque. Plusieurs députés LFI en train de forcer la porte du local, face à des policiers médusés.

Le député de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel a dénoncé « un coup de force policier et judiciaire pour faire taire les opposants », avant de rajouter : « nous refusons ces méthodes du pouvoir politique. Nos comptes ont été validés ».

Quant à Manuel Bompard, à la direction de La France insoumise, il a évoqué des « méthodes extrêmement violentes et agressives. C’est intolérable et inacceptable. Je vais déposer plainte ».

Le député Alexis Corbière a fait part d’une « agression politique » alors que Me Mathieu Davy, l’avocat de Jean-Luc Mélenchon, a expliqué que c’est « une opération sans précédent dans le milieu politique qui pourrait s’apparenter à une mission antiterroriste ».

Alors qu’il n’a cessé de clamer que les comptes de sa campagne présidentielle de 2017 avaient été validés, le parquet de Paris a tout de même ouvert une enquête préliminaire après le signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).

Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLICCF).

Ce service policier est déjà en charge de l’enquête sur les emplois présumés fictifs à l’encontre de M. Mélenchon.

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