Mercredi 15 mai, le Sénat de l’Alabama a voté une loi interdisant l’avortement. Cette décision est suivie par la gouverneure de l’état, Kay Ivey qui a promulgué un texte en ce sens.

Il s’agit d’une des mesures les plus drastiques autours de l’IVG puisqu’elle n’exclut ni le viol, ni l’inceste.

Seul un risque de santé vital pour la femme ou une anomalie létale du foetus permet d’interrompre la gestation.

De plus, cette loi s’applique après six semaines de grossesse, durée qui parfois n’est pas suffisante à une femme pour se rendre compte qu’elle est enceinte.

Dans six mois environ, date à laquelle la loi entrera en vigueur en Alabama, un médecin pratiquant un avortement sera passible de 10 à 99 ans de prison, soit plus que pour un viol.

Malgré une majorité de sénateurs en faveur de cette mesure, de nombreuses contestations s’élèvent au sein du sénat.

Bobby Singleton, membre démocrate du Sénat a déclaré « Vous dites à ma fille : tu ne comptes pas dans l’Etat de l’Alabama… Les hommes peuvent te violer et tu auras ce bébé si tu tombes enceinte ».

En élargissant l’étude, on peut se rendre compte qu’il s’agit d’une attitude conservatrice qui se généralise au pays entier.

Donald Trump avait notamment déjà cessé d’accorder des subventions aux centres de santé pratiquant les IVG dès 2018.

Aussi, depuis le début de l’année, vingt-huit états américains dont le Kentucky et le Mississippi ont introduit plus de 300 nouvelles règles ayant pour but de freiner l’accès à l’avortement.

SOURCE

RÉPONDRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.