Dimanche 9 juin, des centaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Hongkong pour exprimer leur refus face au projet de loi d’extradition vers la Chine.

La manifestation a duré sept heures dans les rues de l’île principale, avec un slogan simple : “non à l’extradition”.

Parmis les habitants, avocat et magistrats, soutenus par les acteurs financiers et les deux principales associations de juristes de Hongkong, se sont exprimés dans les médias de façon anonyme.

Elle a progressé pacifiquement jusqu’à minuit, mais des incidents sont survenus par la suite.

Un petit groupe, qui cherchait à rester devant le Conseil législatif, s’est confronté aux forces de police.

Jets de bouteilles et barrières métalliques érigées d’un côté, contre gaz poivre et bâtons de la police.

Le reste de la nuit s’est déroulé sans affrontement majeur.

Cette mobilisation de masse reflète l’inquiétude de la population face à la loi d’extradition vers la Chine.

Effectivement, la loi lui ferait perdre une partie de sa semie-autonomie face aux autorités chinoises et la placerait sans défense face à un système judiciaire opaque et politisé.

L’inquiétude est d’autant plus forte qu’une série de disparitions “terrifiantes” a été observée ces derniers temps.

Ils s’agissait de personnalités hostiles au gouvernement chinois : un milliardaire, un groupe d’éditeurs notamment.

Quelques temps plus tard, ces personnes sont ré-apparues sur le continent, aux termes d’un séjour en détention.

Selon le gouvernement, ce rassemblement est « un exemple de la façon dont les habitants de Hongkong exercent leur liberté d’expression ».

Pour autant, il reste inflexible et appelle les parlementaires à continuer la discussion autours du projet de loi.

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