Mardi 14 mai, Amnesty International a déclaré dans son rapport intitulé Soif de justice : crimes contre l’humanité au Venezuela que la violence systématisée du gouvernement de Nicolàs Maduro peut constituer un crime contre l’humanité.

La directrice pour les Amériques de l’organisation, Erika Guevara Rosas, cherche à alerter les autres états face à la situation : “il y a une forte demande de justice par rapport aux graves atteintes aux droits humains, au manque d’accès aux médicaments et à l’alimentation et à la violence généralisée au Venezuela. Les probables crimes contre l’humanité que les autorités ont commis ne peuvent pas rester impunis.”

Effectivement, entre 2015 et 2017, 8 000 exécutions extra-judiciaires pouvaient déjà être dénombrées.

Puis, du 21 au 25 janvier 2019, 980 personnes ont été arrêtées et 39 ont été tuées par les forces de l’ordre.

Amnesty International dénonce également l’organisation mise en place par le gouvernement afin de neutraliser des individus précis, identifiés comme dissidents. L’escalade de violence a poussé 3,7 millions de personnes à fuir le pays et nombre d’entre elles ont besoin d’une protection internationale.

En parallèle, le Venezuela s’est désengagé de nombreuses organisations internationales telles que la Convention américaine des droits humains ou encore le Conseil des droits humains de l’ONU, que Nicolàs Maduro accuse d’ailleurs d’être fallacieux.

L’organisation appelle à la création d’une commission d’enquête par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU lors de sa prochaine session en juin et juillet 2019.

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