Jeudi 11 octobre, le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) a confirmé la mise en examen de Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national (RN), comme l’avait précédemment indiqué le magazine Challenges.

Le 20 septembre dernier, une enquête préliminaire avait été ouverte suite à « la publication d’un acte de procédure », « en violation de l’article 38 de la loi sur la presse », d’après les précisions apportées à l’Agence France-Presse (AFP) par Catherine Denis, la procureure de la République de Nanterre.

La direction des investigations a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, un des services de la police judiciaire de la préfecture de police.

Dans ce dossier, la justice reproche à Marine Le Pen d’avoir diffusé une ordonnance de la juge d’instruction.

Le 20 septembre, la présidente du parti d’extrême droite avait exprimé son mécontentement suite à cette ordonnance qui prévoit de lui faire passer une expertise psychologique, une procédure loin d’être inhabituelle dans ce type de dossier.

Cette expertise a été décidée dans le cadre de l’affaire de la diffusion de photos des terroristes de Daech, toujours sur les réseaux sociaux.

L’accusée a d’ailleurs déjà été mise en examen au mois de mars pour les faits en question.

Marine Le Pen a fait part d’une « énième persécution », et « ne pas avoir connaissance » de cette nouvelle procédure, avant d’évoquer un « acharnement » à son encontre.

David Dassa Le Deist, son avocat, a déclaré : « le parquet a exhumé un article qui n’est que très rarement utilisé pour trouver un fondement à cette enquête », « en tant que partie au dossier, elle n’est pas soumise au secret de l’instruction », avant de rajouter « sur le fond, elle conteste l’interdiction qui lui serait faite de publier ce texte ».

Dans ce dossier, la procureure de la République a tenu a précisé qu’une seconde enquête est ouverte contre X pour « atteinte à l’intimité de la vie privée à raison de la diffusion sur plusieurs réseaux sociaux d’éléments personnels ».

En effet, les coordonnées et des informations personnelles sur la juge en charge de l’instruction du dossier des photos de Daech ont été diffusées.

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