C'est le dernier épisode de cette saga judiciaire commencé il y a plus de quinze ans. À la fin de ce procès, ni les victimes, ni Hissène Habré n'auront de recours.

Les faits jugés datent de la période de 1982 à 1990. Cette période correspond au mandat de président de l'accusé. Il est poursuivi pour viols, torture, crimes de guerre et crime contre l'humanité.

Au mois de mai 2016, l'ancien président a été reconnu coupable et s'est vu condamné à la prison à perpétuité par la Chambre d'assises d'instance du tribunal de Dakar au Sénégal.

Les avocats de l'accusé ont fait appel de cette décision pour un motif qui peut paraître futile, au vue de ce qui est reproché à l'ancien chef d’État : un de juge ayant siégé n'avait pas les dix ans d'ancienneté nécessaire pour être nominé. Mounir Balal, défenseur de Hissène Habré, a déclaré « le fait que ce juge titulaire ait siégé a clairement et manifestement invalidé la décision qui a été rendue ».

Du côté des victimes, les avocats évoquent un argument « malhonnête » car cette information était publique et visible sur le site des Chambres africaines extraordinaires depuis des mois.

Le second motif de cet appel est, selon les avocats de la défense, un jugement à charge et que certains témoins auraient menti en défaveur du président déchu.

Le verdict est attendu pour le 20 avril.

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