Mardi 28 août, des proches de plusieurs victimes de la sanglante lutte contre le trafic de stupéfiants ainsi que des activistes ont déposé une plainte au motif de crimes contre l’humanité auprès de la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre de Rodrigo Duterte, l’actuel président de l’archipel des Philippines.

Après sa victoire, sans surprise, aux élections présidentielles de 2016, Rodrigo Duterte a mis en place sa « politique » pour éradiquer le trafic de stupéfiants, une de ses promesses électorales.

Cependant, pour y parvenir, la méthode employée est sujet à polémiques et controverses, tant au niveau national qu’international.

En effet, les chiffres officiels font part de 4 400 toxicomanes et trafiquants abattus par les forces de l’ordre depuis deux ans.

Des chiffres bien en-deçà de la réalité : des organisations de défense des droits de l’homme évoque entre 12 000 et 15 000 morts suite à cette politique aussi violente qu’amorale.

Les policiers justifient ces morts en expliquant que ces narcotrafiquants et autres toxicomanes avaient opposé une résistance au cours de leurs arrestations, et que la police n’avait eu d’autre choix que de faire usage de leurs armes.

Il ne s’agit pas de la première plainte déposée à l’encontre de Rodrigo Duterte auprès de la CPI pour de telles raisons.

En avril 2017, un avocat avait déjà effectué cette démarche. La CPI avait alors ouvert une enquête préliminaire afin de déterminer les compétences de l’institution judiciaire internationale dans le cas présent.

En outre, la CPI doit définir s’il est question de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité.

L’ouverture de cette enquête préliminaire a eu pour conséquence que Rodrigo Duterte a immédiatement retiré les Philippines des pays qui reconnaissent la CPI.

Pour se justifier, le controversé président avait évoqué le non-respect de la présomption d’innocence ainsi que de nombreuses pressions émises par l’Organisation des Nations Unies (ONU).

La CPI doit étudier cette demande de retrait ce même jour, le 28 août 2018.

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