Lundi 3 juin, deux mois après les attentats sanglants du 21 avril au Sri Lanka, neuf membres du gouvernements de confession musulmane : quatre ministres, un vice-ministre et quatre secrétaires d’Etat, ainsi que deux gouverneurs provinciaux du Sri Lanka démissionnent.

Cette abdication en bloc découle de l’ultimatum posé par le moine bouddhiste et membre du parlement, Rathana Thero, qui avait entamé “un jeûne jusqu’à la mort”.

Il accusait notamment certains ministres et gouverneurs musulmans d’être proches des milieux wahhabites et salafistes, deux branches de l’islam qui ont participé au développement de l’intégrisme dans l’île.

Le moine a arrêté sa grève dès les deux premières démissions et a été transporté en ambulance afin de bénéficier de soins.

Les autres abdications font acte de solidarité, puisque c’est la totalité des ministres musulmans qui ont démissionné du gouvernement du Sri Lanka ce lundi 3 juin.

Le cardinal Malcolm Ranjith, responsable de l’Eglise catholique au sri lankaise, a, quant à lui, appuyé cette démarche : “Nous soutenons la campagne du moine car jusqu’ici la justice n’a pas été rendue”.

Cette incitation à la haine et au communautarisme est dénoncé par le porte parole du gouvernement.

Effectivement, depuis ces attentats, la population musulmane  est fortement molestée.

Mi-mai, des manifestants chrétiens et bouddhistes s’en étaient pris à des commerces tenus par des musulmans, causant un mort.

Pour rappel, l’attentat avait eu lieu le 21 avril dernier durant la messe de Pâques.

Des djihadistes s’étaient faits exploser dans des églises ainsi que dans des hôtels de luxe, causant 258 morts.

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