Dans l’affaire du détective privé « zélé », Antoine Di Zazzo, PDG de Taser France, a été condamné à six mois de prison avec sursis et à 10.000 euros d’amende. 

La représentante du ministère public a reconnu la culpabilité des différents acteurs dans le procès pour espionnage d’Olivier Besancenot et a dressé une «pyramide » à trois niveaux pour hiérarchiser les peines allouées à chacun d’entre eux.

Trois différents groupes ont ainsi été établis : le « donneur d’ordres » en la personne d’Antoine Di Zazzo, les « petites mains » constitués par les quatre détectives privés notamment Gérard Dessaucy et les « actifs » représentés par les fonctionnaires de police et de douane.

Pour le patron de SMP Techologies, en charge de la distribution du Taser en France,  ont été requis six mois de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende. La représentante du ministère public a souligné son rôle d’instigateur  «  sans qui, rien ne se serait passé », sa volonté de nuire à Besancenot et de «  décrédibiliser l’homme public ». Des motivations suffisantes qui l’ont poussé à « fouille[r] en détail dans la vie privée » de ce dernier.

« Les actifs » ont écopé d’une plus peine plus légère –moins d’un mois de prison avec sursis et 1500 euros d’amende-  bien que la représentante ait rappelé le manquement à leur mission publique et la gravité de leur faute professionnelle du fait de leur pénétration dans le système de données pour divulguer à un tiers des informations protégées par le secret professionnel.

Enfin, « les petites mains », à savoir les agents de recherche privée, ont eu la peine la plus lourde : huit mois de prison, dont six avec sursis, 10.000 euros d’amende et l’interdiction d’exercer à nouveau les fonctions de détective privé. En soudoyant les fonctionnaires pour récolter des informations concernant la vie privée d’Olivier Besancenot, ils ont « mis à mal le fonctionnement du service public. »