Dimanche 8 juillet, un nouveau décret-loi a été publié dans le journal officiel du pays.

Avec ce texte, c’est plus de 18 000 personnes qui vont perdre leur emploi, mais aussi une chaîne de télévision, trois journaux et douze associations qui vont mettre la clé sous la porte.

Sur les 18 632 noms concernés par cette nouvelle purge, 650 sont issus du ministère de l’éducation et un millier appartenait au ministère de la justice.

Mais les 6 000 militaires ou membres de l’armée et 9 000 fonctionnaires de police représentent le gros de cette purge de la fonction publique turque.

Selon Ankara, il s’agit là du dernier décret-loi pris sous l’état d’urgence, qui a été mis en place au lendemain de la tentative de putsch de l’armée en juillet 2016.

L’état d’urgence, reconduit maintes fois depuis, devrait être levé lundi 9 juillet.

C’était une des promesses de campagne du président Recep Tayyip Erdogan, qui a été réélu à la fin du mois de juin.

C’est donc le jour même de son investiture qui marquera la fin de cet état d’exception.

Ce lundi 9 juillet est chargé : un nouveau système présidentiel entre en vigueur également.

En avril 2017, la révision de la Constitution avait été votée et a permis de mettre en place ce système qui élargit le pouvoir exécutif du président.

L’organisation non-gouvernementale (ONG) Human Rights Joint Platform (IHOP) a comptabilisé plus de 112 000 individus qui ont perdu leur emploi dans le cadre de ces purges.

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