Mardi 29 janvier, deux journalistes de l’émission « Quotidien » ont été interpellés au Venezuela.

Le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP) a annoncé mardi : « deux journalistes français et leur producteur dans le pays, Rolando Rodriguez, sont détenus au palais de Miraflores depuis la mi-journée », précisant que « depuis, le contact a été perdu avec eux ».

Les deux journalistes français de l’émission “Quotidien”, Baptiste des Monstiers et Pierre Caillet étaient en train de filmer à proximité du palais présidentiel quand les autorités vénézuéliennes les ont arrêtés.

De nombreux journalistes étrangers tentent de couvrir la crise politique qui secoue le Venezuela depuis plusieurs jours.

Toujours mardi, deux journalistes chiliens ont été également arrêtés par les agents de sécurité du président.

Sebastian Piñera, le président du Chili, a exigé la « libération immédiate » des deux journalistes chiliens, qui ont finalement été expulsés dans la soirée de mercredi.

Ils avaient été arrêtés avec deux journalistes locaux, Ana Rodriguez et Mayker Yriarte, qui ont été relâchés mercredi matin.

D’après l’un d’eux, ces journalistes se sont vus reprocher d’avoir pénétré « une zone de sécurité » interdite d’accès.

Mercredi, Nélida Fernandez, la directrice de l’agence de presse espagnole EFE sur place, a fait part de l’arrestation de Mauren Barriga, une vidéaste colombienne, et Gonzalo Dominguez, un journaliste espagnol.

Faute de visa de journaliste, les arrestations et les expulsions des journalistes sont très nombreux depuis plusieurs années au Venezuela.

Le ministre des affaires étrangères du pays, Jorge Arreaza, a expliqué sur les réseaux sociaux que ces reporters étaient entrés dans ce pays « sans réaliser auparavant la demande de permis de travail auprès de nos consulats », les invitant à « réaliser les démarches indispensables » pour « éviter des inconvénients ».

Reporters sans frontières (RSF) a évoqué « les violences des forces de l’ordre à l’encontre des journalistes ».

Selon l’ONU, les manifestations dans le pays ont occasionné 40 décès et 850 arrestations depuis le 21 janvier.

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