Mercredi 17 juin, le parquet de Vienne en Isère a annoncé la mise en examen de trois individus mineurs dans le cadre de l’affaire Mila.

Les trois adolescents, âgés de 16 et 17 ans, sont poursuivis pour « vol de données informatiques » et « harcèlement électronique ».

En janvier dernier, une enquête avait été ouverte après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle Mila, une jeune fille de 16 ans, tenait des propos injurieux sur l’islam.

Cette vidéo en direct avait suscité de nombreuses réactions haineuses de la part d’internautes.

L’adolescentes avait reçu un nombre impressionnant d’insultes mais aussi de menaces de mort que les autorités avaient pris très au sérieux.

L’affaire Mila avait pris une tournure politique, avec l’intervention du président de la République Emmanuel Macron, qui avait rappelé le « droit au blasphème » et la liberté de « critiquer les religions » en France.

Le 20 février, un garçon de 16 ans avait été interpellé dans le cadre de cette enquête.

Selon la procureure de la République de Vienne, « il lui était reproché d’avoir été à l’origine de la diffusion d’informations personnelles relatives à la jeune fille ».

Très rapidement, le mis en cause avait reconnu les faits.

Il a été mis en examen pour harcèlement électronique, usage de données d’identification d’autrui et recel de vol, et placé sous contrôle judiciaire.

Mercredi 10 juin, deux mineurs âgés de 17 ans ont été présentés au juge d’instruction de Vienne.

La procureure a expliqué : « ils reconnaissent avoir récupéré les données personnelles de Mila avant de les transmettre au mineur de Besançon ».

Les deux adolescents font également l’objet d’un placement sous contrôle judiciaire, après avoir été mis en examen pour vol et recel de vol de données informatiques.

Un quatrième individu avait été interpellé en avril, il est accusé d’être l’auteur des menaces de mort à l’encontre de la victime.

Avec la tournure des évènements, l’adolescente ne pouvait plus être scolarisée dans le lycée de Villefontaine.

En outre, une procédure qui a été classée sans suite visait Mila au motif de « provocation à la haine raciale », « les investigations conduites n’ayant relevé aucun élément de nature à caractériser cette infraction pénale ».

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