Jeudi 6 décembre, l’Autorité de la concurrence a condamné plusieurs fabricants d’électroménager à une amende de 189 millions d’euros au motif d’entente sur le prix. 

Ainsi, les fabricants en question s’étaient « concertés sur des hausses de prix » pour certains « produits de base de l’équipement » des ménages. 

En fonction de la marque, cette augmentation variait entre vingt et cinquante euros.

D’après l’Autorité de la concurrence, « entre septembre 2006 et janvier 2007, puis entre fin mai 2008 et avril 2009, les fabricants se sont réunis à plusieurs reprises pour discuter des hausses à appliquer à ces prix de vente conseillés et arrêter des règles de prix ».

Quand l’enquête a été ouverte en 2012, les marques en question représentaient plus des deux tiers des ventes hexagonales. 

Cette « entente de grande ampleur » concerne les groupes : Whirlpool, Indesit (pour les marques : Indesit, Scholtès, Ariston), Eberhardt Frères (Liebherr), Electrolux (Electrolux, Arthur Martin AEG), Candy Hoover (Candy, Rosières, Hoover) et enfin BSH (Siemens, Bosch). 

Avec la loi Macron de 2015, qui permet de réduire la sanction d’une « procédure de transaction », comme les accusés ne contestent par « les faits ni les griefs », l’Autorité a précisé son rôle « pédagogique ». 

Concernant la réduction du montant de l’amende, l’organisme a expliqué : « ce n’est as notre but : ce qu’on souhaite, c’est que les entreprises se mettent en conformité ».

En 2011 et 2012, des sociétés locales ont fait part des premiers indices à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

L’accumulation de preuves a révélé « un processus assez sophistiqué et très bien organisé », selon la présidente de l’Autorité de la concurrence Isabelle de Silva. 

Elle a également dénoncé le fait « qu’il reste encore beaucoup de cartels en France dans des secteurs majeurs de l’économie ». 

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