Conformément aux vœux des proches de la jeune victime de 22 ans, une information judiciaire devrait être ouverte prochainement après la mort de Naomi Musenga.

Mercredi 11 juillet, Yolande Renzi, la procureure de la République de Strasbourg (Alsace), a annoncé via un communiqué « je procéderai dans les prochains jours à l’ouverture d’une information judiciaire du chef de « non-assistance à personne en péril » contre l’opératrice du centre des appels d’urgence et tous les autres, ainsi que du chef d’« homicide involontaire contre X ».

La veille, le procureur s’était entretenu avec la famille de Naomi Musenga « afin de leur donner connaissances des conclusions de l’enquête ».

Yolande Renzi a pu également expliquer que la mort de la jeune strasbourgeoise est « la conséquence d’une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours », avant de rajouter « la destruction évolutive des cellules de son foie a emporté défaillance de l’ensemble de ses organes, conduisant rapidement à son décès ».

Dans la soirée du mercredi 11, la famille de la victime a été reçu par Agnès Buzyn, la ministre de la santé.

La mère de Naomi Musenga, Honorine, a fait savoir « nous pourrons avoir des réponses (…), j’attends que justice soit faite, que des sanctions soient prises, que chacun porte ses responsabilités ».

Son père a expliqué « je ne crois pas que la prise de paracétamol soit la cause qui a précipité le décès de ma fille », elle était « bien informée sur la manière de prendre ce médicament ».

Naomi Musenga est décédée le 29 décembre 2017, peu de temps après avoir téléphoné aux urgences.

Le dialogue entre la jeune femme et l’opératrice du SAMU avait été largement diffusé par les médias et sur les réseaux sociaux, suscitant la colère et l’indignation de l’opinion publique.

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