Les avocats de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) se sont exprimés récemment sur l’affaire du Mediator, de la pilule contraceptive et des prothèse PIP.

D’anciens cadres de l’ANSM sont accusés d’avoir reçu de l’argent de la part de Servier dans le cadre de l’affaire sur le Mediator. Selon Pierre-Olivier Sur et Nathalie Schmelck, avocats de l’ANSM, s’il se révèle véridique que des cadres de l’agence aient accepté de vendre « leur influence au sein de d’agence », cette dernière se constituera partie civile lors du procès.

L’ANSM considère en effet que ces cadres corrompus ont agi « contre l’intérêt de l’Agence, qui, elle-même, défend l’intérêt général de santé publique », il est donc justifié de se constituer partie civile.

Les avocats ont également tenu à préciser leur séparation d’avec les Laboratoires Servier en rappelant qu’alors que l’ANSM est partie civile, les Laboratoires Servier sont mis en examen. Ils insistent sur le fait que leurs anciens cadres « ne sont pas l’ANSM » et que l’Agence condamne leurs actions.

Pour ce qui est de la pilule contraceptive, l’ANSM a déclaré être elle aussi à la recherche de la vérité et affirme travailler « en collaboration étroite avec le parquet » afin de déterminer si la pilule contraceptive peut être responsable de l’AVC de la jeune femme qui a porté plainte fin 2012.

L’ANSM a également déclaré qu’elle se constituerait partie civile lors du procès pour les prothèses PIP qui aura lieu au tribunal correctionnel de Marseille du 17 avril au 18 mai. Elle considère avoir été elle aussi trompée par PIP et se félicite d’avoir dénoncé cette escroquerie de prothèses frelatées.

En résumé, l’ANSM se constituera partie civile pour les procès du Mediator et des prothèses PIP, se considérant flouée par les Laboratoires Servier et PIP, et est en négociation avec le parquet pour découvrir si la pilule contraceptive est un réel danger pour les femmes.