Samedi 26 octobre, le parquet de Strasbourg (Bas-Rhin) a annoncé que le corps découvert mercredi dans une forêt alsacienne est bien celui de Sophie Le Tan, cette étudiante portée disparue depuis septembre 2018.

Dans un communiqué, la procureure de la République Yolande Renzi a expliqué : « les analyses ADN confiées à l’Institut national de la police scientifique de Paris et exécutées en l’état sur certains de ces ossements humains viennent révéler que le profil génétique féminin mis en évidence est identique (à celui) de Sophie Le Tan ».

Mercredi, un gendarme avait découvert les restes du corps démembré de l’étudiante au cours d’une promenade dans la forêt près de Grendelbruch et Rosheim (Bas-Rhin).

Dans un premier temps, le parquet de Saverne avait appelé à « la plus grande prudence » quant à l’identité du corps suite à cette découverte macabre, les analyses ADN étant en cours.

Vendredi, des échantillons avaient été prélevés et une autopsie avait été réalisée, Yolande Renzi précisant : « les résultats des analyses encore en cours sont attendus pour ce début de semaine », « le procureur de la République de Saverne vient de se déssaisir à mon profit de l’enquête initiée à la suite de la découverte ».

Alors qu’elle fêtait ses 20 le 7 septembre 2018, Sophie Le Tan avait visiter un appartement à louer dans la commune de Schiltigheim, située dans le Bas-Rhin.

La jeune femme, qui devait commencer sa troisième année de licence en économie-gestion, était attendue le soir pour fêter son anniversaire en famille.

Dans cette affaire, le seul suspect est Jean-Marc Reiser, à l’origine de l’annonce pour cette location immobilière.

L’homme de 59 ans avait été condamné en 2001 pour viols.

Il a été acquitté au bénéfice du doute pour l’affaire d’une femme qui avait disparu dans les années 80.

Quelques jours après la disparition de Sophie Le Tan, Jean-Marc Reiser avait été arrêté avant d’être mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration.

La perquisition menée au domicile du suspect avait permis la découverte de traces de sang appartenant à la victime.

Le suspect avait expliqué aux enquêteurs être innocent, selon lui, l’étudiante se serait blessée à la main et il lui aurait prodigué des soins avant qu’elle s’en aille.

Me Gérard Welzer, l’avocat de la famille Le Tan, a déclaré : « personne ne peut se réjouir qu’on ait trouvé le corps de Sophie, mais cette découverte confirme ce qu’on pressentait : M. Reiser a bien procédé au meurtre de Sophie ».

Selon Me Francis Metzger, qui défend le suspect, M. Reiser « n’a pas varié du tout sa position par rapport aux charges factuelles et à son implication dans cette histoire malheureuse ».

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