Vendredi 25 octobre, la Cour de cassation a définitivement disculpé Laurent Ruquier, poursuivi par Marine Le Pen pour avoir montré une caricature de la présidente du parti d’extrême droite.

Dans l’arrêt, les magistrats de la plus haute juridiction ont expliqué : « l’affiche, qui a été publiée dans un journal revendiquant le droit à l’humour et à la satire, comporte une appréciation du positionnement politique de Mme X… à l’occasion de l’élection présidentielle et a été montrée par M. Y… avec d’autres affiches parodiant chacun des candidats à l’élection présidentielle, dans la séquence d’une émission polémique s’apparentant à une revue de presse ».

Il est également précisé que la mention étant « expressément faite » que ces illustrations caricaturales étaient initialement parues dans Charlie Hebdo, pour conclure que l’émission de Laurent Ruquier était dans « les limites admissibles de la liberté d’expression ».

En janvier 2012, en période de campagne électorale pour les présidentielles, l’animateur de l’émission télévisée « On n’est pas couché » avait présenté une caricature de Marine Le Pen en estron.

Cette illustration était issue de la une de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, il s’agissait d’un excrément fumant sur un fond tricolore avec ce texte : « Le Pen, la candidate qui vous ressemble ».

Cette caricature avait provoqué la colère de la présidente du parti d’extrême droite.

Elle avait, dans un premier temps, attaqué en justice Charlie Hebdo mais aussi le PDG du groupe France Télévisions Rémy Pflimlin et Laurent Ruquier sous son nom propre.

Pour Marine Le Pen, le présentateur avait dépassé les limites de la liberté d’expression et l’avait injuriée publiquement.

En 2016, un premier jugement avait donné raison à la présidente du Rassemblement national, estimant que la dignité de la plaignante était atteinte et les limites de la liberté d’expression franchies.

L’année suivante, la cour d’appel de Paris avait déboutée Mme Le Pen, qui avait alors saisi la cour de Cassation.

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1 COMMENTAIRE

  1. Scandaleux, il se permet d’insulter quelqu’un et on lui dit rien, par contre si on le traite de sale pede on risque d’être condamné, c’est l’hôpital qui se fout de la charité.

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