Mardi 21 janvier, les autorités chinoises ont annoncé la condamnation de Meng Hongwei à une peine de treize ans et demi de prison.

L’ancien numéro un d’Interpol était poursuivi au motif de corruption par la justice chinoise.

L’homme de 65 ans a également écopé d’une amende d’un montant de deux millions de yuans, l’équivalent de 260 000 euros.

Meng Hongwei avait fait parler de lui suite à sa disparition en septembre 2018.

Alors qu’il résidait à Lyon, où se situe aussi le siège de l’organisation policière internationale, l’ancien vice-ministre de la Sécurité publique chinoise avait disparu pendant une dizaine de jours alors qu’il rentrait d’un voyage.

Les autorités chinoises avaient expliqué que Meng Hongwei était en détention dans le cadre d’une affaire de corruption.

Le prévenu avait immédiatement été placé en détention après cette disparition douteuse.

Sa femme, Grace Meng, et ses deux enfants ont obtenu l’asile politique en France depuis le mois de mai dernier.

Grace Meng avait dénoncé une tentative d’enlèvement en début d’année, une enquête avait alors été ouverte et confiée à un juge d’instruction lyonnais.

Cet asile avait provoqué des tensions entre Paris et Pékin, qui avait évoqué « un abus total de la procédure française ».

Depuis 2013, le président Xi Jinping a lancé l’opération de lutte contre la corruption « mains propres ».

Malgré sa grande popularité, cette opération pourrait aussi permettre au président chinois de se débarrasser de toute opposition au sein de sa formation politique.

Depuis, les chiffres officiels évoquent pas moins d’un million et demi de dirigeants et cadres du Parti communiste chinois qui ont déjà été sanctionnés.

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