Vendredi 17 janvier, le parquet a requis une peine de huit années de prison à l’encontre de l’ex-prêtre Bernard Preynat.

Dans son réquisitoire, le parquet a réclamé une peine de prison « qui ne soit pas inférieure à huit années ».

L’homme de 74 ans, qui comparaissait depuis mardi dernier pour abus sexuels sur mineurs devant le tribunal correctionnel de Lyon, a été décrit par Dominique Sauves, la procureure de la République, comme étant « un pédophile en série, un pervers narcissique avec comme mode opératoire l’emprise, la toute puissance ».

Les faits en question concernent la période de 1971 à 1991, quand Bernard Preynat était le prêtre de la paroisse Saint-Luc.

La procureure a également évoqué un dossier « effrayant », « grave », « stupéfiant », qui « mérite une réponse pénale ferme qui ne peut s’arrêter au bénéfice de l’âge ».

Dans cette affaire, le prévenu risque une peine de dix ans d’emprisonnement.

Au cours de l’été 2019, Bernard Preynat a été « réduit à l’état de laïc » à l’issue du procès canonique.

Dix victimes de l’ex-prêtre, constituées parties civiles, ont livré des témoignages très explicites sur les sévices imposés par Bernard Preynat.

Ce dernier était vicaire-aumônier en charge de groupe de jeunes scouts, c’est ainsi qu’il procédait à ces abus.

Alors qu’il était respecté et bien vu par les paroissiens, une famille avait dénoncé le prêtre auprès du cardinal Decoutray.

Bernard Preynat avait alors été déplacé dans la Loire après une retraite de six mois, mais sans pour autant écoper d’une quelconque sanction.

En 2015, une plainte de plusieurs victimes a permis la tenue de ce procès.

La décision du tribunal correctionnel pour cette affaire est attendue le 16 mars prochain.

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